Dans le climat géopolitique instable actuel, la Chine tisse ses alliances comme un dragon patient, drapé de soie et d’acier. Aux côtés de la Russie et de l’Iran, elle compose une trinité d’ambitions croisées, où les échanges commerciaux se mêlent aux jeux d’influence.
Elle a remplacé l’europe comme partenaire commercial auprès de la Russie et achète volontier la moitié du stock de la production de pétrole iranienne soit 1,5 et 1,7 million de barils par jour (selon un article de la tribune de fin juin 2025 ici)
Tandis que les vapeurs d’instabilité montent, Pékin place ses pions ailleurs, là où la mer reflète ses convoitises. Taïwan, joyau de silicium, attire ses regards brûlants — ses microcontrôleurs, nerfs de la guerre technologique, attisent une obsession stratégique. Et plus au sud, les îles disputées aux Philippines deviennent l’avant-poste de sa volonté impériale : au creux de ces récifs tourmentés sommeillent des trésors sous-marins, minerais rares et voies commerciales vitales. C’est là que la Chine plante ses crocs, que ses navires tracent des lignes invisibles sur l’océan, et que ses ambitions, trop longtemps contenues, éclatent au grand jour. Le Pacifique n’est plus un théâtre de paix — il devient le miroir d’un empire en marche.
Le Dragon chinois Shandong jette l’ancre à Hong Kong
Cinq jours. C’est le temps qu’il a fallu pour faire trembler les quais et les consciences. Dans la baie de Hong Kong, enveloppé d’un brouillard épais comme le silence qu’il imposait, le gigantesque porte-avions chinois a jeté l’ancre. Plus qu’un navire, c’était un totem d’acier, une cathédrale flottante, dont les ponts résonnaient des pas martiaux d’une marine en éveil. La population regardait, interdite, fascinée et inquiète, le ventre gris de la bête dominer l’horizon. Ce n’était pas un simple exercice — c’était une déclaration, un geste étudié, théâtral, lourd de sens.
Pékin n’a pas besoin de mots quand ses machines parlent pour lui. Dans l’ancienne colonie britannique, jadis théâtre des contestations démocratiques, le message était clair : l’ordre vient désormais de l’Est. Les cinq jours de présence du colosse Shendong (nom du porte-avion) ne furent pas une escale, mais une cérémonie — un rappel au monde, et surtout à ses voisins, que la Chine n’observe plus, elle agit. Elle n’attend plus, elle s’impose.
Le dragon ne se cache plus dans les nuages : il plane, immense, sur les eaux disputées, et ses ailes d’acier étendent leur ombre sur toute l’Asie-Pacifique.
La Chine défie les sceptiques : un faux retard technologique dévoilé
Les échos de combat au-dessus du ciel pakistanais ont semé l’effroi dans les rangs occidentaux : un J‑10C chinois, vrombissant, aurait abattu un Rafale français dans un duel aérien historique en mai 2025. Ce choc de titans, relaté par plusieurs sources, révèle que l’appareil chinois, appuyé par un missile PL‑15E – lancé à plus de 145 km de distance – aurait neutralisé l’élite de l’aéronautique française. Fini le mythe du retard chinois : le J‑10C, digne de ses homologues occidentaux, prouve que Pékin maîtrise la supériorité aérienne.
Bien que justifié sous d’autres angles par les médias occidentaux, les actions de dassault ont connues une chute vertigineuse suite à l’événement comme nous en parle Jacques Baud ancien colonel de l’armée suisse.
Une provocation high-tech : lasers contre avions allemands
Au large de Djibouti, dans les eaux du golfe d’Aden, la tension a atteint son paroxysme : le 2 juillet, un destroyer chinois a braqué un rayon laser militaire sur un avion de surveillance allemand engagé dans l’opération ASPIDES. L’Union européenne, outrée, a rappelé l’ambassadeur, dénonçant un acte « dangereux et inacceptable » . Cet incident marque une nouvelle étape : la Chine utilise non seulement la prudence diplomatique, mais aussi la puissance technologique comme arme de dissuasion.
Laser : vers une nouvelle ère technologique militaire
Derrière cette menace, se profilent les armes à énergie dirigée : fatigue des drones, pannes programmées, atmosphères ionisées… Le prototype Silent Hunter, système laser de 30 à 100 kW, capable de perforer des plaques d’acier à plus d’un kilomètre, illustre la détermination chinoise à dominer le champ de bataille du futur Wikipedia. Derrière chaque tir de laser se cache une ambition : remplacer des munitions traditionnelles par des faisceaux invisibles – silencieux, efficaces, imparables.
Nouveau porte-avions, nouvel escalier vers la suprématie maritime
Dans les cales secrètes de Base 909, nichée au cœur de Sichuan, vrombit un secret d’acier et d’atome : la Chine s’apprête à lancer son quatrième porte-avions, le mythique Type 004, ultime couronne de son empire naval. Ce n’est plus un simple géant de la flotte : c’est un colosse nucléaire, animé par deux réacteurs de type PWR développés par le Project Longwei. Ce choix stratégique le propulse dans un cercle fermé : celui des nations détentrices de porte-avions nucléaires, jusqu’ici composé exclusivement des États-Unis (11 navires) et de la France (1 navire).
Sa taille impose le respect : plus de 330 mètres de long, 110 000 à 120 000 tonnes – surpassant même le titanesque USS Gerald R. Ford (≈ 100 000 t). Il embarquera entre 70 et 100 aéronefs, alliant chasseurs J‑15T, furtifs J‑35 (voire FC‑31), avions de surveillance KJ‑600, hélicoptères Z‑20/Z‑18, et drones évolués.
Équipé d’EMALS, le système américain de catapultes électromagnétiques, il offre des décollages plus puissants, rapides et fréquents—comme sur les Ford-class américaines. Mais c’est la propulsion nucléaire qui fait sa force : autonomie quasi illimitée (seulement freinée par les vivres), capacité à alimenter des systèmes énergivores — radars AESA, EMALS, lasers et perhaps… canons rail .
Des missiles comme des éclairs : l’arsenal invisible de la Chine
Mais ce n’est pas le porte-avions seul qui fait peur. Ce sont les crocs qu’il dissimule.
Le missile PL‑15, souvent comparé à l’AMRAAM américain, dépasse 200 km de portée et atteint Mach 5, embarqué sur les chasseurs J‑10C, J‑20 et bientôt J‑35. Ce bijou de létalité est guidé par un radar actif AESA, et son moteur à statoréacteur à double flux lui confère une poussée constante à haute altitude. Il ne chasse pas, il traque.
Autre joyau : le PL‑21, toujours plus ambitieux, est conçu pour frapper au-delà de 300 km, transformant chaque avion chinois en sniper des cieux.
Dans les arsenaux navals, les destroyers chinois sont dotés du YJ‑18, un missile de croisière antinavire volant à Mach 3, capable de contourner les radars grâce à un vol de croisière subsonique suivi d’une phase terminale supersonique. Une mécanique de la peur, conçue pour surprendre et tuer sans prévenir.
Ce qu’on en pense chez prep4crisis ?
Nous savions depuis longtemps que la Chine était une puissance économique montante. Son système politique et social particulier lui conférait des avantages sur les autres pays du monde, mais nous avons souvent associé les produits chinois à des produits de qualité inférieure ou contrefaits, cliché qui n’a été vrai qu’à ses débuts !
En effet, les avantages du marché chinois ont entraîné la délocalisation de la production de nos produits technologiques sur leurs terres. Et avec le savoir-faire est aussi partie la technologie. Si la Chine semblait en retard sur la scène militaire internationale, elle rattrape son retard d’année en année. Aujourd’hui, son arsenal n’a rien à envier à l’arsenal européen.
Son rapprochement, ces dernières années, avec la Russie, l’Iran, et ses conflits avec les Occidentaux — notamment les États-Unis — ne présagent rien de bon !